Une menuiserie qu'on traverse, pas seulement qu'on ouvre
Une porte-fenêtre n'est pas une grande fenêtre. C'est la menuiserie que vous franchissez plusieurs fois par jour, souvent les mains prises, parfois les pieds mouillés. Tout ce qui suit découle de là : on ne la juge pas à ce qu'elle laisse voir, mais à ce qu'elle laisse passer.
Premier effet du toute-hauteur : le poids. Un vantail de plus de deux mètres porte son vitrage sur des fixations situées d'un seul côté, et ce porte-à-faux travaille à chaque ouverture. La rigidité de l'aluminium prend ici tout son sens — c'est le matériau qui tient la grande dimension avec le moins de matière. Les angles sont assemblés mécaniquement, jamais soudés, et la quincaillerie est dimensionnée pour ce poids-là.
Second effet, celui que les catalogues abrègent : en bas, il n'y a plus de mur. Une fenêtre est protégée par son allège ; une porte-fenêtre a le pied dans la terrasse. La traverse basse reçoit le ruissellement, les feuilles, le sable et la pluie qui rebondit sur la dalle. C'est le point sensible du produit, et celui sur lequel vous avez le plus à décider.





